Archives des voyages en Europe

 

29 - Le nouvel an de Friedrich en Suisse

Le Vendredi 18 janvier 2008 par henrisson

Pour fêter dignement la nouvelle année, je décidai d’emmener notre Ours pour une semaine en Suisse. Au programme : réveillon chez un ami commun à Neuchâtel, puis quelques jours aux Diablerets, dans la montagne, pour s’adonner aux joies de la neige.

La première étape fut passée haut la main, Friedrich toujours festif a partagé le foie gras et le champagne avec nous, tout en nous étonnant avec ses récits de voyages.

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Direction ensuite la montagne, où Friedrich découvre la vue depuis le balcon du châlet, et s’installe immédiatement devant le feu de bois, effrayé par tout ce froid.

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Après, ce ne fut plus que sport : d’abord, monter sur le télésiège, tout spécialement adapté aux Ours, puis consulter un peu les cartes, pour ne pas trop se perdre

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Surf, Raquette, Luge, Friedrich s’en donne à cœur joie, et se montre féru de sports d’hiver !

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Après l’effort, le réconfort ! D’abord un vin chaud en haut des pistes

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Et une séance de Sauna de retour au châlet

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Friedrich me charge d’ailleurs de remercier chaleureusement nos hôtes Suisses, sans lesquels son voyage n’aurait pas été si formidable.

Merci à vous !

 

28 - Le Noël de Friedrich à Strasbourg

Le Lundi 7 janvier 2008 par Petit Lu

Chaque année, à partir de fin novembre, des centaines de milliers de personnes, attirées par les marchés de Noël et animations, visitent l’Alsace. Notre cher Friedrich a lui aussi voulu découvrir cette région, pays de Noël et de traditions par excellence.

C’est donc tout naturellement par le marché de Noël de Strasbourg, le plus connu et le plus réputé, organisé depuis 1575, qu’il a débuté son périple. Entre deux discussions avec ses nombreux cousins germaniques, c’est au stand de vin chaud qu’on le retrouve le plus souvent. Observez sa mine satisfaite devant les hautes casseroles contenant le mélange d’épices porté doucement à ébullition.

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Après un début de soirée bien arrosé, c’est dans la cathédrale catholique romaine Notre-Dame de Strasbourg, la deuxième plus haute cathédrale de France après celle de Rouen, que Friedrich a décidé de retrouver sa paix intérieure. Il faut dire qu’après ses nombreux verres de vin chaud, malgré sa stature d’ourson, il n’avait plus les idées très claires !

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C’est en allumant quelques cierges en souvenir des ses nombreux voyages qu’il a fini par retrouver ses esprits et pu profiter pleinement de la splendeur de l’édifice, « prodige du gigantesque et du délicat » selon Victor Hugo.

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Le lendemain matin, la gueule et les papilles encore pleine de saveurs des nombreux bredele (dit brédala ou brédla) qu’il a dévoré sans nous l’avoir avoué, Friedrich décide d’en connaitre un peu plus sur le sujet. Les bredele sont les nombreux petits gâteaux réalisés à l’occasion des fêtes de Noël dans la région : étoiles à la cannelle et au citron, pains d’épices Leckerli, gâteaux à l’anis, etc. Après tout, n’oublions pas que même s’il résiste difficilement à la tentation gustative, Friedrich est un ours intelligent.

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Le voilà donc l’hôte d’une boulangerie traditionnelle, située en plein cœur de la capitale alsacienne. Friedrich, en coulisses, nous invite à le suivre.

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Tantôt perché au bord d’un récipient contenant beurre et farine, tantôt caché au milieu des baguettes de pain, il s’en est fallu de peu pour que Friedrich se soit retrouvé dans le pétrin !

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Pour se remettre de ses émotions, il décide de donner un coup de main à la boulangère en tenant la caisse.

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Nous connaissons bien Friedrich, il n’a pas pu garder son sérieux très longtemps. C’est donc tout naturellement qu’il est allé explorer de plus près petits gâteaux et toutes sortes de pains. Et puisque l’aventure ça creuse, c’est avec un bretzel entre les pattes qu’il a satisfait sa faim !

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L’après-midi fut l’occasion de s’adonner à un autre type d’activités pratiquées dans la région : les promenades en foret et les randonnées pédestres dans le massif vosgien tout proche.

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Depuis 125 ans, de nombreux bénévoles du Club Vosgien entretiennent et jalonnent des km et des km de sentiers afin que les promeneurs et amis de la nature tels que Friedrich puissent s’adonner au plaisir de la marche dans les meilleures conditions et- sans risque de se perdre.

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Quel magnifique spectacle pour les yeux qu’une nature recouverte par le givre.

Mais voici déjà que la fin du séjour approche, et avec elle, le jour de Noël.

Dernière ballade en ville pour Friedrich.

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Après un réveillon passé secrètement auprès de ses amis dans la nature alsacienne, Friedrich décide de s’envoler pour une nouvelle destination, non sans avoir constaté qu’en Alsace, le 25 décembre au matin, il fait toujours très froid !

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26 - Athènes : Quand Friedrich va se faire voir chez les Grecs

Le Jeudi 20 décembre 2007 par Misteurème

Le temps d’un week-end express, Friedrich a pu découvrir les splendeurs passées de l’antique Athènes ainsi que la vie cosmopolite et agitée de la capitale grecque. Il a également pu profiter d’une météo agréablement clémente comparée au froid parisien : 21°, ça ne refuse pas, même pour un ours !

Friedrich a su se guider sans problème dans le métro athénien, il a même compris les subtilités de l’alphabet cyrillique.

Friedrich Athènes Métro

Plus que motivé à visiter l’Acropole, notre ours a ouvert le chemin à parcourir pour accéder à l’Acropole.

vue d’AthènesAkropoliedrichFriedriokopolis

 

Arrivés à l’entrée de l’Acropole, Friedrich a eu quelques soucis avec les gardiens du site qui lui ont interdit d’être pris en photo devant les monuments, prétextant qu’un ours en peluche n’est pas digne d’un tel lieu et que s’exhiber de la sorte est un manque de respect… Friedrich était tellement déçu (et très véxé !) que j’ai trouvé un subterfuge pour qu’il puisse malgré tout visiter le rocher sacré en toute discrétion et… illégalité ! (Que ne ferait-on pas pour les yeux doux de cet ours là..!). Friedrich s’est donc caché dans mon sac, ce qui lui a permis d’admirer le Parthénon, chef d’oeuvre de Phidias.

 

Friedrich devant le Parthénon

Toujours sur la même Acropole, Friedrich en a appris plus sur la mythologie grecque en visitant l’Erechtheion, temple dédié au culte à la fois d’Athéna et de Poseïdon.

Erechtheion

Notre ours a également rugi quelques vocalises dans l’Odeon, histoire d’impressionner ses comparses grecs et de montrer qu’il a tout d’un baryton !!!

Friedrich devant l’Odeon

Un dernier tour vers le temple d’Hephaïstos, sanctuaire antique le mieux conservé de Grèce. En mauvais élève, Friedrich m’a confié qu’il s’y perdait un peu avec toutes ces déesses et dieux.

Hephaistos temple

Je n’ai pas su lui dire s’il existe une antique divinité à l’effigie des ours…

 

25 - Lisbonne : de Vasco à Fernando

Le Samedi 1 décembre 2007 par Friedrich

C’était presque un pèlerinage, pour un ours comme moi de venir me promener dans la ville d’où est parti un explorateur comme Vasco de Gamma. Son nom est une fenêtre sur l’aventure, mais l’Inde et l’Afrique ne sont pas pour tout de suite, et je crois avoir eu moi aussi mon lot de péripéties et de découvertes dans la capitale portugaise!

Déjà, ma première rencontre avec un Lisboète a bien failli mettre fin à toutes mes aventures!

friedrich et le Lisboète

Heureusement on est vite venu me secourir, et cela ne restera finalement qu’un mauvais souvenir très vite balayer par la vue splendide de la ville et de l’embouchure du Tage qu’on observe du parc Edouardo VII.

Friedrich au parc Edouardo VII

Les pieds dans l’eau, la tour de Belém servait autrefois à défendre Lisbonne.

friedrich regarde la tour de Belém friedrich devant la tour de Belém

Grimper tout en haut fut une activité des plus délicate dans un escalier tortueux, mais bien accroché au cou de papa, c’était un peu plus facile pour moi

friedrich bien accroché friedrich sur la tour de Belém

friedrich sur la tour de Belémfriedrich en haut de la tour de Belém

Comme Lisbonne est une très jolie ville, j’ai, moi aussi décidé de la défendre s’il le fallait! L’envahisseur ne passera pas!

friedrich et le canon friedrich défend lisbonne

Fort heureusement il n’y a aucun signe de guerre pour le moment, car je crois que je ne suis pas encore prêt :

friedrich essaie de défendre lisbonne

Après cette mésaventure, dont je suis sorti indemne, je suis parti à l’assaut du Castelo de Sao Jorge (dont il ne reste plus grand chose) sur l’une des sept collines qui dominent la ville.

friedrich au castelo de sao jorge friedrich au castelo de sao jorge 2

friedrich au castelo de sao jorge 3 friedrich et la vue sur lisbonne

Le parc du Castelo était l’occasion de dompter un lion, grimper un peu partout et même chercher s’il n’y avait pas un peu de miel !

friedrich dompte un lion friedrich grimpe sur une colonne friedrich cherche du miel

Le Tramway est bon un moyen de transport dans ces rues qui ne cessent de grimper, grimper, grimper…

friedrich devant le tramway friedrich et le tramway

De l’autre côté de l’embouchure du Tage, la capitale portugaise se dessine sous un ciel bleu qui n’aura failli à aucun moment lors du week-end.

friedrich de l’autre côté du tage

Et bien perché sur les hauteurs, on distingue bien le pont de San Francisco du 25 avril.

friedrich et le pont du 25 avril

L’oceonario est un immense aquarium où j’ai pu voir diverses variétés de poissons, mais surtout une espèce d’oiseau que je n’aurai jamais cru rencontrer avant de voyager plus au nord de la planète.

friedrich et les pingouins

Je ne pouvais pas passer quelques jours à Lisbonne sans aller rendre visite au poète Fernando Pesoa qui m’attendait à la terrasse d’un café dans le quartier où il a vécu.

friedrich et fernando pesoa

C’est pas toujours facile de voyager dans un pays dont on ne connait pas la langue et le dialogue avec le poète aura tourner court rapidement, mes rudiments de portugais ne nous auront pas permis de discuter longtemps. Pourtant j’avais bien essayer d’apprendre un peu.

friedrich apprend le portugais

Mais je n’ai probablement pas suivis assez de leçons, et je préfère reprendre mes aventures autour du monde que de m’enfermer dans une salle de classe. Et qui sait, peut être qu’un jour j’irai sur la lune?

friedrich regarde les étoiles

 

24 - Istanbul, d’une rive à l’autre du Bosphore…

Le Jeudi 22 novembre 2007 par Misteurème

Friedrich ne pouvait refuser de partir à la découverte d’Istanbul, sur les traces d’un Pierre Loti ou autre Orhan Pamuk. Il s’est donc joint à moi pour ce court séjour motivé par la 10e biennale d’art contemporain. Je l’avais d’emblée prévenu : il découvrirait autant les charmes de l’antique Constantinople, les mille feux de l’orientale Stamboul que la culture contemporaine turque. Un programme par conséquent riche et condensé.

Après un voyage quelque peu mouvementé – je vous y vois, vous, subir les cris et hurlements de bébés jumeaux pendant trois heures de vol – c’est donc avec plaisir que notre ours préféré a pu enfin dire : « Merhaba Istanbul ! » (j’avais pris soin la veille de lui faire partager mes rudiments de turc).

Un rapide tour en taxi (j’avais oublié de prévenir Friedrich que le code de la route est totalement obsolète en Turquie – il en a eu quelques sueurs froides) et nous voilà arrivés à Beyoglu, au pied de la tour de Galata, quartier qui sera notre résidence pendant ce séjour. Du balcon de l’appartement, Friedrich a été conquis par l’imprenable vue sur le Bosphore et la rive asiatique.

vue depuis Galata

Friedrich est immédiatement tombé sous le charme de la ville. La biennale étant disséminée à différents endroits d’Istanbul, cela m’a permis de lui montrer les must to see de cette ville à cheval entre Orient et Occident.

Friedrich a été très impressionné par les nombreuses mosquées ponctuant la cité.

sainte sophie

A Haghia Sophia (basilique Sainte-Sophie), j’ai expliqué à Friedrich comment une basilique chrétienne s’était transformée en mosquée musulmane, résumant par-là même toute l’histoire d’Istanbul.

Mosquée bleue

Nous sommes également allés à la mosquée bleue.

intérieur Suleymaniye

Il a énormément apprécié la mosquée de Süleymaniye (mosquée de Soleman le magnifique) et sa grandiose coupole. Et puis le fait de marcher pieds pattes nues sur de magnifiques tapis l’a beaucoup touché.

Friedrich déguste du çay

Dans une cour à l’ombre des minarets de la mosquée de Süleymaniye, Friedrich a pu se désaltérer en buvant du çay, thé turc qu’il a trouvé exquis.

santralIstanbul

Nous nous sommes ensuite rendus à Eyüp pour découvrir Santralistanbul, le dernier musée d’art contemporain de la ville ouvert il y a deux mois.

Bosphore avec vue sur Topkapi Dolmabaçe

le Bosphore

Nous avons flâné près du palais de Dolmabaçe et le long du Bosphore. Friedrich se demandant quand nous passerions sur la rive asiatique. Je n’osais pas le lui dire, mais le dernier jour de notre périple stambouliote risquait fort d’être… éprouvant. L’ami qui nous hébergeait nous avait en effet inscrit au marathon d’Istanbul qui permet de traverser à pied le grand pont suspendu au-dessus du Bosphore.

Friedrich déguste un simit

Cette perspective n’a pas effrayé notre ours qui s’est mis en condition en se goinfrant de simit - spécialités locales.

quelques drapeaux

La situation politique était un peu tendue ce jour-là, et un relan de patriotisme et de nationalisme turc a pris le pas sur le marathon, qui est devenu un prétexte pour une marche à la gloire du pays. Je suis sûr que Friedrich n’avait jamais vu autant de drapeaux turcs réunis dans sa vie…

Entre deux rives Entre Europe et Asie

C’est tout excité qu’il a traversé le Bosphore, en m’avouant qu’il ne savait plus s’il était en Europe ou en Asie (et pour cause…).

Friedrich sur une ottomane

Après toutes ces marches diverses et variées, et avant de rentrer au bercail, tel un pacha (turc), Friedrich a pu savourer un moment de détente sur l’ottomane du salon, en se promettant de revenir à Istanbul.