38 - C’est beau Vienne !

Le 26 janvier 2009, par Niklas

Cela va faire quelques semaines Friedrich, Petit lu et moi-même étions de passage à Vienne. La capitale autrichienne illuminée des ses multiples décorations de fin d’année qui donnaient à l’ensemble une ambiance Sissi Impératrice assurée.

Avant de s’attaquer à la découverte de la ville, on commencera en douceur en dégustant une part de Strudel et d’un tout aussi délicieux chocolat - tout ce qu’il y a de plus viennois.

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D’abord nous prenons soins de l’éducation culturelle de l’ours en l’emmenant voir deux expos dans le quartier des musées. C’est dans les anciennes écuries royales que l’on peut désormais gouter aux expositions les plus diverses. Pour nous ce sera Hopper et le western Art, puis Vienne 1900 de Klimt et Schiele au Leopold Museum. Bien sûr à l’intérieur l’appareil photo n’est pas autorisé, mais Friedrich tenait tout même à montrer qu’il n’était pas ici uniquement pour se remplir la panse.

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S’il fait très froid l’hiver à Vienne, la neige aura choisi l’absence. Bien sûr nous aurions aimé voir la ville maculée de blanc, cependant nous aurions échappé aux magnifiques tuiles vernissées de l’église Saint-Étienne.

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C’est sous un ciel gris que nous sommes allé jusqu’à Schönbrunn. Marie Antoinette y a fait ses premiers pas et Friedrich se prend pour une impératrice devant le palais et son jardin qui occupent une grande partie du 13eme arrondissement viennois.

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Mais dis moi, que regardes-tu comme ça ?

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Ah oui ! Au loin on aperçoit la gloriette. Et bien sûr, Friedrich a une idée. Nous grimperons donc jusqu’à l’autre bout du parc, en s’arrêtant en chemin devant la fontaine de Neptune.

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Dis moi Friedrich, cette mine renfrognée ne serait-elle pas due au bassin gelé? Évidemment nous n’avons pas pris tes patins. Mais déjà, d’ici on peut voir le château en entier et je suis sûr que c’est la raison pour laquelle tu nous as fait venir jusqu’ici!

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Bon Friedrich, savais-tu que ce Versailles Autrichien était la résidence d’Eté de la famille Impériale ? Non ? Eh bien maintenant tu n’as plus qu’à imaginer le parc fleurit et une température largement au dessus de zéro. Et Sissi prenant un bain de soleil avant de rejoindre la gloriette pour y siroter un Kaffe Mit Doppelschlag!

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 Le palais du Belvedere possède une grande collection des oeuvres de Gustav Klimt. Alors nous revoilà parti en direction du centre. dans les jardins, Friedrich ne peut s’empêcher de faire connaissance avec les autochtones.

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Et devant la statue de Monsieur Décembre il remercie les dieux de lui avoir donné une fourrure et un destin plus gai que le sien.

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Dans les rues de la Vienne, on s’émerveille sans cesse des richesses architecturales.

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Baroques comme la KarlsKirche par exemple.

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Ou encore la Caisse d’épargne de la Poste, bâtiment immense datant du début du siècle dernier est l’oeuvre de l’architecte Otto Wagner.

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Mais aussi la Kunsthaus d’Hundertwasser joyeux mélange multicolore et pimpant.

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En revenant vers le centre passage inévitable devant le Hofburg et le Neu Burg, résidences hivernales de la famille impériale. Une Habsbourg promenade qui finira devant le Volktheater.

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Ce petit panorama nous aura laissé à tout trois un léger goût de trop peu, mais notre aventure continue et nous avons un train à prendre. Oui, nous retournerons à l’opéra, nous irons voir le musée de la Sécession, le marché turc… Tant de richesses méritent un deuxième séjour (minimum)! Promis Friedrich on reviendra!

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37 - Friedrich l’égyptien

Le 20 décembre 2008, par Patapouf


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Voila, ça c’est Friedrich en Egypte.
Friedrich, en Egypte, c’est aussi ça…

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Mais commençons par le commencement. L’histoire commence au petit matin. Elle comprend une croisière, un ours qui s’amuse, des bains de soleil sur le pont, des bains tout courts dans la piscine, des bains de cultures dans des temples, des bains de foules dans les souks, des voyages dans le temps, des découvertes, des animaux étranges, des co-vacanciers hétéroclites, la lecture de romans dans la canicule, mais aucun mort sur le Nil.

Comme vous le constatez, le programme est chargé. C’est pourquoi, Friedrich, son papa et moi avons à peine posé les pieds (ou les pattes) sur le sol égyptien que notre guide nous annonce le programme de la première journée : installation rapide, petit déjeuner, mais pas de sieste pour récupérer de la nuit blanche passée dans l’avions et yallah, nous sommes aux Temples de Karnak.
Oui, oui, j’ai bien dit temples au pluriel, pour une fois ce n’est pas mon orthographe qui défaille; Karnak est un immense complexe de temples inachevé. Bati sur le régne de nombreux Ramses, ce temple est dédié au Dieu Amon, le Dieu des Dieux (non, je ne jure pas).
La pièce la plus impressionnante est certainement la salle hypostyle avec ses 134 colonnes, surnommée forêt de Brocéliandes (en référence à une forêt située près de … Carnac!).
Friedrich joue à cache cache au milieu des collones, dans les allées de sphinx béliers et devant divers statues de marbres monolithiques… tout en restant encore très discrét : les autres membres de l’équipage ne l’ont pas encore remarqué.

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La journée se terminera par une petite sieste avant de profiter des derniers rayons de soleil sur le pont. Un passage d’écluse plus loin, dans le crépuscule, du haut des minarets illuminés en cette période de ramadan, nous parviennent les appels à la prière.

Après une bonne nuit de someil, Friedrich est en pleine forme pour une deuxième journée de visites, qui débute par la temlpe d’Horus à Edfou. A Edfou, tout le monde est fou ! Il faut donc se frayer un chemin entre les vendeurs de Djellaba à 1€ avant d’accèder enfin au magnifique temple greco-romain. Il faudra aussi être rusé pour éviter d’avoir trop papy russes en arrière plan sur les photos.

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Après une après midi de croisière à dorer sur le pont, nous débarquons au Temple de Kom Ombo.

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Le temple est dédié au Dieux Sobek (Dieu protecteur du Nil à tête de crocodile) et Haroeris (de la famille de Re et Horus, bref, un Dieu du soleil à tête d’épervier). Dans ce temple on peut trouver des hiéroglyphes sur la médecine et sur la gynécologie, montrant qu’il ya plusieurs millénaires, les Egyptien avaient des connaissances scientifiques très avancées. Aucune trace cependant de hieroglyphes mentionnnant l’existence d’ours en peluche dans le bassins de Nil à l’époque.

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Au terme de ce deuxième jour de voyages, Friedrich s’est fait quelque peu remarquer par nos covacanciers qui nous regardent amusés prendre des photos de la star. En bon agent, Niklas commence donc a distribuer les cartes de visite de notre ours adoré mondialement connu.
La journée est bien remplie; Friedrich dort comme un loire en peluche.

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Le lendemain, après un petit tour au bord du lac Nasser, lac artificiel dû à un barrage contrôlant les crues du Nil, Friedrich fait la connaissance d’A. et de O. Ensemble nous allons nous fuguer du groupe pour découvrir l’Égypte par nos propres moyens. Après une virée en taxi et une traversée sur une embarcation frêle et peu engageante, nous arrivons tels les aventuriers de l’arche perdue au temple insulaire de Philae.
Qu’il est bon et doux de se promener dans ce temple bucholique.

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La journée suivante démarre dès potron minet. Niklas et moi prenons nos oreillés et notre ours en peluche pour prendre le bus qui traverse le désert pendant que nous somnolons et nous conduit au plus beau site du voyage : le Temple d’Abu Simbel. Et là, déjà moi, je me sens tout petit, alors je n’ose imaginer ce que ressent Friedrich, encore 80 fois plus petit… Les Égyptien cherchaient l’éternité à travers leurs constructions. Je pense qu’ils ont atteint leur but.

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A la sortie du temple des marchants de souvenir nous proposent des papyrusses. 10 pour un euro c’est moins cher que Leclerc. Ils proposent aussi de racheter Friedrich à son papa… contre un dromadaire. Un peu plus et à partir du prochain post vous suivriez les aventures de Kader le dromadaire !
Après cette journée très chargée, la journée suivante est essentiellement constituée de navigation. La croisière s’amuse. Nous traversons des lieux sublimes, savourant des nectares sucrés, nous nimbant de soleil.

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Le soir, peu avant le coucher du soleil, nous visitons le temple de Louxore. J’adore !
Ce temple est dédié à la déesse Athor, la femme de Amon, qui habite à Karnak… pour s’y rendre, prendre l’allée de sphinx pendant 2 kilomètres et vous y êtes.

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Le temple a subi de nombreuses modifications au cours des âges, ce qui le rend très riche. A son entrée, un obélisque dont le frêre jumeaux se trouve place de la Concorde, l’Égypte ayant offert la paire à la France… mais ramener les deux c’était vraiment trop lourd.

Puis viens la dernière journée avant le retour. Nous visitons la vallée des Nobles et ses inombrables tombeaux dont les trèsors font la joie des antiquaires. Nous visitons aussi le temple de Hatshepsout (à vos souhaits). Temple retapé par des polonais qui n’ont pas toujours respecté les matériaux d’origines. On est un peu dans un décors de ciné un brin artificiel.

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L’après-midi nous traversons le souk à touristes puis nous retrouvons au souk local… où nous n’étions pas vraiment supposé nous rendre. La misère a saisi le cœur de notre ours sensible et contraste avec la grandeur et la richesses des monuments. Pour notre dernier jour, nous apercevons la face caché de l’Egypte.
Nos aventures sur le Nil touche à leur fin, il va falloir refermer, non sans un pincement au coeur, cette parenthèse grandiose en dehors du temps.

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Pour conclure ce poste fleuve, je vous laisse avec quelques photos de Friedrich et la faune locale.

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36 - Friedrich représente l’Europe aux États-Unis

Le 31 août 2008, par Oli

Friedrich commence à être célèbre de par le monde. Aussi a-t-il été invité à représenter le charme européen auprès des Américains par son fan-club US. En commençant par la ville de ……?allez, il vous laisse deviner à partir de cette photo:

Tea Party

Vous avez trouvé? …Une tea party, c’est donc Boston, évidemment! Donc départ pour Boston, à bord d’un gros avion, où Friedrich ne perd pas de temps et commence à bosser ses dossiers. Être en représentation, ça ne s’improvise pas.

P1000550.JPG Au boulot!

Arrivé à Boston, il faut savoir se poser un peu et prendre le soleil pour lutter contre le jetlag. D’ailleurs, 6 heures de décalage horaire dans le nez, ça assomme, on résiste pas longtemps à l’envie de faire une sieste.

En forme Dodo

Mais au moins, on est en pleine forme pour aller draguer de la Bostonienne le soir. Et c’est pas qu’un cliché: le charme européen, ça fonctionne!

Bostonienne

Evidemment, Friedrich pouvait pas jouer au bellâtre pendant tout le séjour sans penser à ses amis, et c’est plein de conscience qu’il est allé le lendemain même de son arrivée visiter l’Apple Store de Boston, le plus grand des Apple Stores.

Apple Store on Boylston Street

Faut dire que Friedrich n’est pas un bisounours, dans le genre. Il s’y connaît plutôt bien en machines d’Apple, il était même à la conférence mondiale des développeurs Apple, figurez-vous!

FriedrichWWDC

(Bon OK, il a l’air tout petit sur la photo, mais la WWDC, c’est grand, faut dire!) Et d’ailleurs, ça tombe bien, l’étape après Boston, c’était San Francisco.San Francisco, pour tout le monde, c’est le Golden Gate Bridge. Mais pour Friedrich, c’est un peu plus que ça. C’est aussi “La Fête A La Maison”. D’ailleurs, passer au Alamo Square, c’est un peu un pèlerinage pour lui.

Golden Gate Bridge Alamo Square

Mais bon le tourisme de masse, c’est pas trop son truc. Être entassés les uns sur les autres dans les endroits les plus courus de la ville, très peu pour lui. Des fois, il préfère s’isoler et contempler la vastitude de l’Océan pacifique.

Lions de mer Pacifique 

Autre endroit où on se sent tout petit, c’est dans la forêt de séquoias de Muir Woods. Idéal pour jouer à cache-cache, d’ailleurs.

Sequoia

Vous savez comment ça en impose, un séquoia? Ben ça en impose. On se sent tout minable, devant. Ça change des tilleuls de Berlin, croyez-moi!

dedans devant

Allez, c’est pas tout, cache-cache, c’est marrant 5 minutes, mais les visions européennes d’un ours en peluche, ça intéresse certainement beaucoup plus les militants du parti démocrate américain. Donc soyons au centre du monde, ne perdons pas de temps, filons à Denver pour préparer la Convention Démocrate qui va avoir lieu bientôt.

Denver

Avec un repérage des lieux où le pouvoir s’exprime: le Capitole de l’État, et le stade de base-ball, le Coors Field.

Capitole du Colorado Coors Field

Oh et puis au diable le Capitole du Colorado! Quand on est Friedrich, c’est le centre du pouvoir du monde qu’on veut, pas l’assemblée quelconque d’un des 50 États. Surtout que les démocrates n’ont aucune chance de passer. Allez, direction Washington, D.C.

Capitole Obelisque

Maison Blanche Lincoln Memorial

Quelle ville! Ça sent le pouvoir à tous les coins de rue! Je crois que c’est là que l’Europe mérite un ambassadeur comme Friedrich. Va vite falloir rentrer en Europe pour en faire part à ses confrères européens. Allez, on fonce à l’aéroport, juste un café au lounge puis on reprend l’avion. S’agit de pondre un rapport exemplaire maintenant. Soyons convaincants, et donc au boulot!

Lounge Au boulot

 

35 - Cześć Krakow !

Le 13 avril 2008, par Petit Lu

Y a t il meilleur moment qu’un jour de pluie pour se pencher sur le récit du voyage de Friedrich à Cracovie ?! Un peu plus d’un an après la découverte de la République Tchèque à travers Prague, voici Friedrich parti arpenter les rues de Cracovie, l’ancienne capitale d’un pays voisin. Après un vol un peu mouvementé quoique très agréable à bord d’un embraer 170 aux couleurs de LOT, la compagnie aérienne nationale polonaise, froid, pluie et vent réunis ont chaleureusement accueilli l’ourson ! Qu’à cela ne tienne, refusant les avances d’un chauffeur de taxi qui finira par baragouiner dans un français approximatif «Vive la France ! », c’est en bus que Friedrich a rejoint le centre ville… après avoir composté son ticket, bien évidemment.

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Première découverte : la place du marché, actuellement la plus grande d’Europe, qui abrite les impressionnantes halles aux draps (Sukiennice) dont l’emplacement et le réseau de rues ont été tracés en 1257.

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C’est ici que l’on retrouve également la petite église de Saint Adalbert, la tour solitaire de l’hôtel de ville détruit au XIXème siècle, ainsi que la basilique Notre-Dame, l’un des symboles de la ville. En véritable professionnel, bravant tous les caprices du dieu Eole, Friedrich a réussi à prendre la pose devant l’objectif.

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Mais voilà déjà que la lumière du jour disparait. Une soupe de betterave et hop, il est temps pour l’ourson d’aller regagner son lit ! Le lendemain matin, à peine réveillé, et après avoir constaté que la pluie n’a toujours pas cessé, Friedrich, en véritable professionnel du tourisme, décide d’aller visiter le Château de Wawel, ainsi que sa cathédrale, qui abrite les tombeaux de nombreux rois de Pologne et l’énorme cloche «Sigismond », qui résonne uniquement à l’occasion des évènements les plus importants pour la ville ou le pays. Le voici abrité sous l’une des arcades de la cour, prenant soin à ne pas abimer sa fourrure.

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De la fameuse colline de Wawel, Friedrich observe la vue sur la ville, et découvre un escalier en colimaçon, qui mène dans ce qui fût, selon la légende, l’antre d’un dragon. Au VIIème siècle, celui-ci exigea des Cracoviens, sous peine de tous les exterminer, sept garçons et sept filles pour son repas. Le roi Krak, fondateur de la ville, eut recours au génie du cordonnier Dratewka qui lui donna à manger une peau de mouton bourrée de soufre. La bête fut prise d’une telle soif qu’elle but tant d’eau de la Vistule qu’elle explosa. Il en reste aujourd’hui la statue du fameux monstre qui se dresse fièrement devant sa grotte et que Friedrich n’a pas eu peur d’affronter, malgré sa taille ridicule face au géant de bronze.

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Poussé par une soif de grandeur, il est même allé se frotter à ses griffes !

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Les émotions, ça creuse. Voilà donc l’ourson reparti à travers la ville, à la recherche d’un café bien douillet. Pourquoi ne pas s’aventurer par la Voie Royale ? Cette dernière commence auprès de la Barbacane et de la porte Saint Florian, le seul fragment bien conservé des anciens remparts gigantesques (qui abritent aussi le Musée de l’Arsenal). Friedrich en profite pour redresser fièrement son nœud un peu défraichi par toutes ces visites.

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Au détour d’une rue, l’ourson aperçoit le théâtre Slowacki… et reprends tout naturellement la pause !

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C’est là qu’il apperçoit une affiche pour un concert de Chopin qui se déroulera demain soir dans un salon du très élégant Bonerowski Palace. Le rendez-vous est pris : impossible de quitter Cracovie sans se plonger, ne serait-ce que quelques heures durant, dans l’univers du plus célèbre compositeur et pianiste polonais du XIXème siècle. En attendant, retour à l’hôtel pour Friedrich, bien décidé à méditer un peu.

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Dimanche matin, réveil aux aurores. Friedrich, un brin gourmand, décide de prendre un bon petit-déjeuner avant d’attaquer cette nouvelle journée. Un bol de lait et quelques tartines aux miel plus tard, le voilà parti à la gare dans le but de prendre un train pour Wieliczka, le village qui grâce à sa mine de sel, a fait la puissance des rois et la richesse de Cracovie.

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En attendant le prochain train, Friedrich fait une halte au kiosque à journaux, et choisit un magazine qui ressemble étrangement au Voici français… Mais voilà que le train arrive. L’ourson s’installe confortablement. Il n’y a pour l’instant pas foule dans ce train aux couleurs pourtant chaudes.

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Le Voici national s’appelle ici Party, et Friedrich ne peux s’empêcher de satisfaire sa curiosité pour la presse people. Aucune photo volée le concernant : c’est finalement tout ce dont l’ourson voulait s’assurer !

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Après une petite demie-heure de route, Friedrich arrive devant la mine de sel, dont l’exploitation remonte au XIIème siècle.

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La mine de Wieliczka, insolite et sublime, fascine par son originale beauté. Elle la doit a ses mineurs qui, de leurs propres mains, ont créé au fil des siècles, ce dédale unique au monde de chapelles sculptées dans le sel, de lacs souterrains et d’imposantes galeries. Avant de commencer la descente des 380 marches qui permettent d’accéder au premier niveau de la visite (à moins 64 mètres), le guide coiffé d’un casque de mineur compte le nombre exact de personnes qu’il fait entrer, et Friedrich ne déroge pas à la règle. Impossible de passer en douce la nuit dans les entrailles de la terre !

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La descente des escaliers de la gigantesque chambre Pieskowa Skala est impressionnante. Admirez Friedrich en haut et aux pieds des marches.

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Arrivé à moins 102 mètres, on accède à la majestueuse chapelle Sainte-Kinga, appelée aussi la cathédrale. Sa construction a démarré en 1896, et l’essentiel de ses fameux bas-reliefs date de l’entre-deux-guerres.

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Un peu plus bas, le lac salé de la chambre Erazm Baracz fait miroiter son eau couleur émeraude, dont la teneur en sel est supérieur à celle de la mer Morte. Saturée en sel, l’eau du lac n’est plus capable d’en dissoudre et ne représente donc pas de danger pour la mine. Friedrich, ne reculant devant aucun danger pour un cliché de plus, s’installe sur les barrières, en prenant bien soin de ne pas tomber.

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L’une des dernières chambres visitées est la chambre de Staszic, où les nazis installèrent en 1944 un atelier de moteurs d’avion dans lequel ils firent travailler des prisonniers juifs. Pas très loin de là, Friedrich découvre une sorte de train hors d’usage, et ne peux s’empêcher d’y fourrer son nez.

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La visite terminée, la remontée à la surface du sol se fait par un ascenseur dont la rapidité semble irréelle après plus de deux heures passées dans les profondeurs !

Il est désormais l’heure pour Friedrich de regagner l’hôtel, histoire de se faire beau pour rejoindre un salon du Bonerowski Palace et aller écouter la toute jeune artiste Dobrochna Krowka, 21 ans à peine, interpréter quelques morceaux de Chopin. Préludes, nocturnes et études se succèdent, avec, derrière la pianiste, une vue sur la magnifique place du marché recouverte de pluie en ce soir de mars. Après le concert Friedrich a même eu le droit de s’installer un instant au piano.

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Quelle journée riche en émotions ! Epuisé, Friedrich regagne son lit et ne tarde pas à s’endormir.Le lendemain, une grande partie de la journée sera consacrée à visiter le quartier Kazimierz, où chaque recoin respire l’histoire de la ville, celle des juifs polonais.

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Après la tragédie de la seconde guerre mondiale et l’extermination du peuple juif par l’occupant nazi, ce lieu a été complètement déserté et est tombé en ruines pendant des décennies d’abandon. Mais le tournant des années 80-90 a apporté des changements qui ont entrainé un véritable essor de Kazimierz. Friedrich, passionné par la culture du peuple juif, a visité les nombreuses synagogues du quartier. Le voici devant la synagogue Tempel, édifiée vers 1860, et où se déroule chaque année l’inauguration du Festival de la culture juive.

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L’après-midi, l’ourson regagne une nouvelle fois le centre ville, un peu plus animé. Le voici prenant une pause en regardant les calèches sur la place du marché, puis perché sur la fontaine du St Mary’s Square, une rue plus loin.

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Le temps file et demain, le séjour en Pologne s’achèvera. Friedrich décide donc d’aller explorer un peu plus le quartier de l’Université où il n’a fait que passer ces jours-ci. L’Académie de Cracovie, fondée en 1364 par le roi Casimir le Grand, est la deuxième université d’Europe centrale, après Prague (1348) et devant Vienne (1365). Le Collegium Maius, inaugurée en 1400 en fut le prmier bâtiment officiel. Lorsque le futur plus célèbre élève, Nicolas Copernic, y arriva en 1491, la cour intérieure où l’on apperçoit aujourd’hui Friedrich n’avait pas encore pris la forme du cloitre gothique doté d’une magnifique galerie à arcades : celle-ci fut construite en 1492, après qu’un incendie eut ravagé le bâtiment.

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Admirons également Friedrich un peu plus loin, dans la cour de la faculté de médecine.

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La découverte de la ville s’achève dans un café de la rue Golebia, aux couleurs psychédéliques.

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Quelle sera la prochaine destination de l’ourson, qui perché sur une boite-aux-lettres polonaise, nous salue d’un clin d’œil malicieux ?!

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34 - De Moscou à Saint-Pétersbourg

Le 16 mars 2008, par Balthazart

Moscou

C’est donc en terre russe que j’emmène Friedrich pour la première fois en voyage. Les retrouvailles furent chaleureuses, il faut dire que je suis un peu son parrain ( je l’ai presque vu naître à Berlin ).

Une fois arrivés à l’aéroport de Sheremetyevo, nous expérimentons notre première file d’attente aux contrôles de l’immigration russe. Alors que nous nous amusons de nos noms écrits en cyrillique sur nos visas, Friedrich (Фридрих) me fait remarquer que deux mamies nous ont déjà grugés dans la queue, et s’engagent dans un corps à corps pour qui arrivera la première au guichet. Plutôt amusés par la situation, nous laissons faire. Une heure après, nous voilà quittant le hall. Les portes s’ouvrirent sur la zone des taxis, un froid profond nous aspira. A vrai dire nous fûmes tout deux figés et transis par les -15°C qui sévissaient dehors, bien évidemment n’ayant pas la fourrure de Friedrich, c’est plutôt moi qui faisait pâle figure. Très vite, on s’organisa pour ne pas rester plantés là et rejoindre notre hôtel.

Le soir même, Friedrich insista pour voir la Place Rouge. Nous firent la balade à pied et de nuit. Mais le vent, les distances, et le grand froid ont quelque peu freiné notre enthousiasme : nous avons ensuite très vite appris à utiliser le métro moscovite. La Place Rouge était certes vide, mais majestueuse. C’est très impressionnant comme endroit. Nous avons naturellement fini cette sortie par un chocolat chaud, non pas au café Pouchkine mais au Goum, ancien Grand Magasin d’Etat transformé en galerie marchande de luxe, avant de rentrer en métro, qui a lui seul vaut la visite.

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N’ayant que quelques jours à Moscou, il était important de faire un crochet par les Galeries Tretiakov et Tretiakov de Krymski Val, hauts lieux de l’art russe. Si la première galerie est plutôt jolie, mais un brin ennuyeuse, la seconde galerie est un bâtiment très austère, même très laid, mais qui recèle pourtant de superbes tableaux. Notamment de nombreux artistes russes dont nous n’avions jamais entendu parlé, dans les avant-gardes des années 1910-1920. Côté jardin, sont exposées les statues déboulonnées des anciens dirigeants soviétiques, une sorte de cimetière où l’on a fait une petite balade. Après avoir longé longuement la Moskova, nous atteignons finalement la grande cathédrale du Christ-Sauveur. Un petit tour rapide pour découvrir l’intérieur majestueux et extrêmement chargé en dorures, nous décidâmes de finir la visite du quartier par le Musée des Beaux-arts Pouchkine juste à côté, pour terminer cette journée “musées”.

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Le lendemain fut presque uniquement consacré à la visite du Kremlin, lieu central du pouvoir en plein centre de Moscou. Après une fouille et deux contrôles, nous entrons enfin dans le château. Il nous apparaît clairement que cet endroit n’est pas un lieu comme les autres. Malheureusement Friedrich devra rester bien sage dans mon sac et fera les visites incognito. De la salle des armures, des oeufs Fabergé aux bijoux des tsars, que de trésors à l’intéreur de cette forteresse ! Dans la salle des carrosses nous nous attendrissons devant un luxueux traîneau, qui permettait de faire en 7 jours le voyage Moscou-St-Pétersbourg, aux temps où le train n’existait pas encore. Direction la place des cathédrales qui regroupe de superbes églises orthodoxes, que de jeunes étudiants en arts restaurent en enlevant la couche d’enduit blanc déposé par les bolcheviks pour effacer les chatoyantes couleurs des icônes religieuses. Un travail titanesque.. Cependant après tout ce faste de dorure et un rapide tour de ces temples, Friedrich manifeste son ras-le-bulbe des églises et me presse de sortir du lieu. A distance, son papa-Niklas lui rétorqua que la prochaine fois ce sera le Kremlin-Bicêtre qu’il visitera, et qu’il devrait mesurer sa chance d’être déjà entré ici. La nuit tombe doucement, un petit tour sur la Place Rouge à nouveau, et nous retournons à l’hôtel presque épuisés.

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Mardi matin, nous firent des balades dans les quartiers autour de la Place Rouge, Kitaï-Gorod, la rue Tverskaïa et le quartier piéton de l’Arbat avec ses artistes. Nous arpentâmes les longues avenues, sans but précis sinon que celui de faire quelques photos par-ci par-là. Découvrir quelques endroits cachés au hasard de la balade, se perdre un peu.. Mais c’est déjà notre dernière journée à Moscou, je sens bien que Friedrich quitte la capitale à regret, car il s’était entiché d’une starlette locale, qu’il croisait parfois sur les murs de la ville. Mais je me dis que la perspective de nouvelles aventures à Saint-Pétersbourg lui fera peut-être oublier cet amour de vacances.

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Une fois les bagages pliés, direction la Gare de Leningrad en reprenant le superbe métro. Ayant vu large dans les horaires, nous errons dans cette immense gare ou tout semble érigé à la gloire de Lénine. Une heure après, nous nous apprêtons à gagner notre train sur un quai balayé par la neige. Le train Nikolaïevski Express est aussi un véritable voyage dans le temps, où rien ne semble avoir changé depuis des décennies. La déco est un dépaysement total, et finalement donne beaucoup de charme à ce voyage. Une vieille employée en chapka et costume militaire (d’époque elle aussi) nous accueille gentiment dans notre compartiment en nous servant un thé au citron. Nous discutâmes longuement avec Serguei, notre compagnon de voyage, avant de nous endormir, bercés par le roulement du train.

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Saint-Pétersbourg

Vers 7h du matin, nous arrivâmes à Saint-Pétersbourg. Arrivée un peu violente, car nous avons l’impression d’avoir quitté trop vite la couette pour être jetés dans le froid matinal. Perdus et mal réveillés, nous pénétrons dans la gare, où une musique militaire semble nous accueillir en grande pompe. A nouveau jetés dans la rue, nous faisons face maintenant à la Perspective Nevski, axe principal de la ville que nous traverserons de long en large au cours de notre séjour. Une fois délestés de nos bagages, nous partons à la découverte de la Venise du nord. Bien évidemment, comme il était tôt, la ville offrait un décor particulier, comme vidée de ses habitants, une atmosphère un peu étrange. La grande différence avec Moscou, c’est la beauté et la couleur des bâtiments. Mais pour les amoureux de l’hiver, l’intérêt de Saint-Pétersbourg en cette période, ce sont ses canaux gelés que l’on enjambe en empruntant de petits ponts. Direction le Palais d’hiver et sa place, endroit qui vit l’histoire des Russes basculer.

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L’endroit est saisissant, nous y apprendrons que l’agencement des fenêtres et des bâtiments ont été calculés pour donner une impression de grandeur à la place. Pourtant celle-ci est défigurée par la présence d’une horrible patinoire en son centre, ce qui gâche clairement la perspective. Comme nous reviendrons pour visiter l’Ermitage, nous ne nous y éternisons pas. Nous entreprenons de suivre les canaux au hasard pour découvrir “Piter”. La ville de Pierre le Grand semble dessinée pour offrir à chaque détour une perspective ou une géométrie intéressante. Longeant l’Amirauté et rattrapant les canaux, nous apercevons le Palais Ioussoupov où mourût le célèbre Raspoutine jeté dans les glaces du canal. Brrr

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Le lendemain fut consacré pour l’essentiel à la visite du Musée de l’Ermitage, la météo étant pluvieuse, cela tombait à pic. Le musée est immense, il nous fallait donc cibler les expositions, car il y a tellement de choses à y voir. N’étant pas très fan de dorures et autres enfilades d’apparats, nous nous sommes concentrés sur les arts du 19ème et 20ème siècle, les impressionnistes et toute la clique. Comme toujours, que de bonnes surprises. Nous avons donc passé la matinée et l’après-midi à découvrir les salles, les collections, les palais regroupés dans l’ensemble de l’Ermitage. En fin de journée, nous avons tenté une balade près de l’Amirauté pour voir la célèbre statue de Pierre le Grand, mais la météo ne nous a vraiment pas fait de cadeau. Friedrich pose tristement sur la rive de la Neva.

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Nous nous sommes rapidement réfugiés en face, à La Kunstkamera, qui abrite le musée d’Ethnologie et le Cabinet de curiosités de Pierre le Grand. Ce cabinet des horreurs composé essentiellement de bébés difformes conservés dans du formol devait faire sensation à l’époque, il y aussi de gros insectes et des dentitions humaines car Pierre le Grand arrachait lui-même les dents de ses ministres ! Friedrich ne se sentait pas très bien, moi non plus, je lui proposais de retourner vers le centre et de se trouver un café pour déguster quelques pâtisseries. Le soir nous nous sommes endormi devant le programme tv, qui proposait une version du Loft locale, дom-2, un peu plus violente que chez nous et combien inintéressante. Après l’Ermitage c’était un peu pathétique…

Vendredi nous avons décidé de nous balader vers Fontanka et Moika. Friedrich voulut voir le théâtre Mariinski et la rue de l’architecte Carlo Rossi et ses proportions parfaites, mais tout était en travaux… alors nous sommes allés plus loin vers la forteresse Pierre-et-Paul, observer les plaques de glace à la surface de la Neva. L’endroit semblait désert, nous avons longé la forteresse côté fleuve, et surprise, à un endroit nous avons vu des “Morses” dans la Neva. En fait, il s’agit d’un groupe de retraités qui ont l’habitude de se baigner dans les eaux gelées et poussant les morceaux de glace pour nager. Mais le plus intéressant fut le ciel. La lumière était incroyable à cet endroit. De retour vers le centre en passant à côté du croiseur Aurore, nous avons traîné dans la grande galerie marchande Gostiny Dvor pour trouver un endroit où dîner. Nous avions remarqués l’omni-présence militaire plus que les autres jours, notamment beaucoup de jeunes en chapka et épais manteaux, c’était en fait le Jour des Défenseurs de la Patrie. Ce qui permis de faire des clichés, très… soviétiques.

Le matin suivant, Friedrich voulut à nouveau voir ce ciel si particulier de Saint-Pétersbourg. Il ne nous restait que quelques heures avant de décoller de l’aéroport de Pulkovo.

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